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RDC-ENJEUX POLITIQUES : JUNIOR MOÏSE NGOYA CONSIDÈRE CONFLICTOGÈNE La PROPOSITION DE LOI TSHIANI

La proposition de loi, dénommée désormais, sans foi ni loi,  » de père et de mère », et inscrite au calendrier de la session de mars 2023 de l’Assemblée nationale, continue de susciter amertume, désarroi, révolte et désappointement dans le camp de ceux qui considèrent que cette démarche, initiée par Noël Tshani, est non seulement conflictogène, mais viendra couper court aux espoirs de paix en RDC.

Moïse-Junior Monsense Ngoya, président du parti politique Energie Nouvelle (E.N.) est de ceux-là qui sont sur les dents et sur le vif. Il considère cette initiative de Tshani, matérialisée par le député Pululu, de discriminatoire et de frein à l’unité nationale.

Selon ce leader de E.N, « déjà lorsque plusieurs députés nationaux disent avoir été surpris que cette proposition soit inscrite au calendrier de la session ordinaire en cours, ça explique tout et on sait comprendre qu’il s’agit des intérêts politique », regrette Monsense Ngoya.

Pour cet acteur politique, la RDC traverse une zone des turbulences qui exige d’œuvrer ensemble au bien commun qui est l’un des paramètres essentiels du progrès à long terme.

« Cette proposition de loi n’est qu’un instrument de division qui vient juste pour plonger la RDC dans une rivière d’instabilité. Comment voulez-vous parler d’émergence sans cohésion et unité nationale », se demande-t-il devant un auditoire composé de certains intellectuels de la commune de Limete en fin de semaine dernière
En conséquence, argumente le président de Energie Nouvelle, il faudra plutôt créer un cadre de concertation qui puisse garantir la sérénité, la cohésion et l’intérêt de la population pendant le processus en cours. Non sans avertir que « nous risquons de basculer dans une guerre civile qui entraînera une division entre les communautés congolaises et fera basculer le pays dans des incertitudes ».

Mettant du baume dans sa réflexion à haute voix, il a enfin précisé qu’une personne ou un groupe de personnes réfléchissent pour avoir une loi sur la nationalité n’est pas une mauvaise démarche.

On accepterait si le débat était fait in tempore non suspecto. Or, dans notre pays, insiste-t-il, c’est mal venu pour en faire un débat participatif et inclusif.
« Il est grand temps de lutter contre les antivaleurs qui gangrènent la société congolaise, que de nous amener des zizanies et autres paperasses de nature à semer le doute sur la probité morale et intellectuelle de leurs initiateurs supposés ou réels », conclut cet acteur politique.

Netic-News

Kasaï : « La croissance économique du Kasaï n’est pas portée par un secteur » (Célestin Nono Katumba) 

Dans une interview accordée, le vendredi 31 avril 2023 quelques heures après les propos du président de l’assemblée provinciale du Kasaï, Aloïs Mushitu Ngenge, à l’ouverture de la session ordinaire de mars, confirmant la mégestion du gouverneur de province, le conseiller du gouverneur en charge de Terre, Mines et Energie, Célestin Nono Katumba, s’interroge sur le développement du Kasaï.

Célestin Nono Katumba estime qu’aucun secteur au Kasaï ne porte la croissance économique de la province, raison pour laquelle la province est confrontée à plusieurs difficultés.

« Est-ce que la province du Kasaï a une économie tournée vers la croissance et le développement ? Quel est le volume des recettes publiques pouvant être réinvesties dans des programmes de développement ? À quoi peut-on s’attendre sans industries, sans une agriculture mécanisée tournée vers l’exportation ? D’ailleurs, la province du Kasaï est classée parmi les plus pauvres de la RDC, selon les critères standards de l’économie, voire le secteur minier artisanal dans le captage des recettes provinciales n’a pas d’apport.

Et lui d’ajouter: « La croissance économique du Kasaï peut être portée par quel secteur? Que les autres accusent pour rien le gouverneur d’être à la base de tout. Le développement a toujours été conçu et orienté par l’élite loin du discours politicien. C’est par souci de la province et non du pouvoir que je pose aux intellectuels kasaiens ces questions.

Nono Katumba invite les Illusionnistes qui confirment que le Kasaï est riche, d’aller consulter la géographie et l’histoire de la province sur Google.

 » Celui qui dit que la province du Kasaï est riche, c’est un illusionniste qui prend ses fantasmes pour des réalités. Je l’invite tout simplement à aller dans Google consulter la géographie et l’histoire de la province du Kasaï pour avoir l’appréciation correcte de notre province. Les elucrubations politiciennes peuvent être justifiées en cette période préélectorale », a conclu le conseiller du gouverneur Nono Katumba.

En rappel, le président de l’organe délibérant du Kasaï a, lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars, le jeudi 30 avril 2023, laissé entendre que la mégestion du gouverneur de province Dieudonné Pieme bloque le décollage de la province du Kasaï.

JL

RDC- RÉAMÉNAGEMENT DANS LA POLICE CONGOLAISE : SYLVANO KASONGO QUITTE SES FONCTIONS

Une ordonnance lue sur les antennes de la RTNC dans la nuit du 1er au 2 avril 2023 , laquelle annonce des changements de commandement à la tête de la police congolaise. Sylvano Kasongo est remplacé par le commissaire adjoint Jean-Bosco Gatenga Makongo, qui devient le nouveau chef de la police de la province de Kinshasa . Il devient ainsi le commissaire général adjoint de la police chargé de l’administration, ce qui lui permettra de continuer d’œuvrer pour la sécurité et la stabilité dans le pays .           

Le commissaire divisionnaire Raüs Chalwe MUNKUTU NGWASHI quitte à la tête de l’inspection générale et devient vice-gouverneur de la province de l’Ituri . Le précédent vice-gouverneur de la province de l’Ituri, le général Benjamin Alonga Boni devient le nouveau commissaire général de la police nationale congolaise.

. Vital Awachango Umiya devient le directeur général des écoles et formation au sein de la police nationale congolaise (PNC) un poste qu’occupait Célestin Kanyama . Ces nominations ont pour but renforcer la police nationale congolaise de protéger le peuple et garantir l’ordre.

Gad Yele

RDC Clôture du mois de mars: les femmes du Kasaï Central appellent à la création des centres formation au numérique à moindre coût 

Le support numérique reste le canal le plus sûr et rapide de communication entre des personnes et les communautés, c’est l’essentiel du message transmis aux femmes du Kasaï Central à l’issue d’une formation organisée par le barreau de cette province. 

A l’occasion de la clôture du mois de la femme, les femmes avocates du bureau du Kasaï Central, en collaboration les organisations de la Société civile, ont organisé, ce vendredi 31 mars 2023, une conférence-débat sous le thème  » L’éducation numérique égalitaire pour la paix et l’autonomisation des femmes et filles en RDC ».

Selon la présidente de la Commission :genre au bureau du Kasaï Central, Monique Ngondo Kabasubabo, le but est de montrer à ces femmes l’importance du le numérique dans le monde actuel.

A l’issue de cette activité, une déclaration a été faite par ces dernières, au terme de laquelle elles appellent le gouvernement provincial à créer des centres de formation en faveur des femmes sur le numérique à moindre coût, ainsi que leur suivi et accompagnement dans le Programme de développement local de 145 territoires, PDL-145 T.

Ci-dessous l’intégralité de leur déclaration.

Nous , femmes du bureau du Kasaï central en collaboration avec les organisations de la société civile du Kasaï central, réunis ce vendredi 31 mars 2023 dans la salle polyvalente du bureau à kananga à l’occasion de la clôture du mois de mars dédié aux femmes, reconnaissons les efforts déployés au niveau national par le gouvernement congolais pour l’amélioration de la situation de la femme et de la jeune fille à travers les lois , ordonnances , mesures et actions prises sur le plan politique diplomatique ayant conduit aux avancées sur la vie des femmes et jeunes filles en RDC.

Considérant qu’à l’ère actuelle, le support numérique reste le canal le plus sûr et rapide de communication entre des personnes et communautés et le levier de croissance pour l’entrepreneuriat féminin ainsi que l’autonomisation des femmes et de jeunes filles, il est donc paradoxale de constater qu’en RDC , il y a une fracture numérique élevée dont seulement 17 , 6 % de la population a accès à l’internet selon le ministre du numérique congolais, statistiques présentée lors de la réunion d’information sur les indicateurs d’universalité de l’internet de l’UNESCO organisée par le bureau régional de l’UNESCO , la mardi 31 mai 2022. Ce qui entraîne un faible accès au numérique des femmes et des jeunes filles , pourtant celles ci représentent plus de 50 % de la population totale.

Par conséquent, il est indispensable qu’il ait des actions concrètes pouvant favorisé l’accès des femmes et des jeunes filles au numérique conformément aux différents textes légaux ratifiés à l’international, au niveau régional par l’État congolais, en l’occurrence la résolution de 1325 femmes, paix et sécurité, la résolution 2250 jeunesse, paix et sécurité et l’agenda 2063 de l’Union africaine en son aspiration 6.

De ce fait , Nous recommandons ce qui suit au :

1. GOUVERNEMENT.

D’accélérer la mise en œuvre du plan du numérique horizon 2025.

De créer des centres de formation des femmes sur le numérique à moindre coûts ainsi que leur suivi et accompagnement dans le programme de 145 territoires.

De suggérer au président de la République lors de la prochaine réunion du conseil de ministres de promulguer la loi portant code du numérique voté au parlement depuis décembre 2022.

De mettre en place un comité de suivi d’application effective des recommandations.

D’accélérer la mise en œuvre du projet de fournitures d’accès à l’internet gratuit dans le programme de 145 territoires.

De réguler l’espace numérique principalement les réseaux sociaux ( Facebook, wathsapp , tiktok) pouvant aider à lutter contre les harcèlements sexuels sur les réseaux sociaux et des mœurs dont les femmes sont victimes.

2. ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE.

De sensibiliser les jeunes filles et les femmes sur le culture numérique et inciter les défenseurs et défenseuses de droits des femmes à mettre en place une plateforme numérique pouvant les permettre à échanger les expériences , dénoncer toutes formes des violences faites aux femmes même en milieu rural.

3. FEMMES ET JEUNES FILLE S.

D’utiliser de manière responsable le numérique pour contribuer à leur autonomisation épanouissement.

4. PARTENAIRES TECHNIQUES et FINANCIERS DE LA RDC.

De favoriser le financement des projets à impact visible sur les femmes et les jeunes et les jeunes filles qui œuvrent dans le domaine du numérique.

De collaborer également avec les organisations de la société civile dans un cadre purement consultatif afin d’identifier les causes et les difficultés que rencontrent les femmes et les jeunes filles dans le domaine de l’entrepreneuriat numéro féminin susceptible de déboucher aux projets pour leur autonomisation.

Que Vive la République Démocratique du Congo.

Que vive le mois de la femme .

Que vive le barreau du Kasaï central.

Joseph Mabanza Wakwansampi.

RDC -Dossier Sicomines au Sénat : Kaumba Lufunga soutient la prédation des ressources du pays, les masques commencent à tomber!

Alors que la nation entière attend avec impatience les conclusions du travail de revisitation du contrat chinois entamé il y a peu, il est curieux de constater qu’un parlementaire, sénateur de surcroît, peut se lever pour défendre la prédation dont la République Démocratique du Congo est victime dans le dossier Sicomines.

Si le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi et l’Assemblée nationale s’accordent à réclamer une revisitation de ce contrat en vue d’un rééquilibrage en termes de partage des bénéfices, il y a le sénateur Kaumba Lufunga qui, par motion d’information, au cours d’une plénière de la Chambre haute du Parlement congolais, trouve un vilain plaisir à prendre fait et cause pour les prédateurs.

« Je prends la parole, ce jour, par motion d’information, conformément aux dispositions de l’article 94, al. 4 de notre règlement intérieur, pour partager, avec notre Chambre et avec la population qui nous suit, des éléments d’informations, particulièrement préoccupantes relatives au traitement singulier infligé à une grande entreprise minière installée dans la province du Lualaba, à savoir la Sino-Congolaise des Mines (Sicomines).

Depuis, le 17 février 2023, une campagne médiatique tonitruante jette le discrédit sur le contrat chinois, crie au non-respect de la législation fiscale et réclame, toutes affaires cessantes, des millions, si pas des milliards de dollars en guise de compensation, pour utiliser un mot neutre.

Si c’étaient seulement des incantations médiatiques, je ne me serais sans doute pas levé pour venir solliciter un temps de parole ; mais, il y a plus, et il y a pire : une première mesure interdisant à la Sicomines de procéder aux dédouanements de ses importations, et une seconde procédant au blocage des comptes bancaires de cette entreprise », a-t-il déclaré du haut de la tribune du Sénat.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration du sénateur Kaumba Lufunga faite ce 1er avril 2023 du haut de la tribune du Sénat.

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO SENAT

Troisième Législature de la Troisième République

MOTION D’INFORMATION

Honorable Président,

Honorables Membres du Bureau,

Estimés collègues, Membres de la Chambre Haute,

Je prends la parole, ce jour, par motion d’information, conformément

aux dispositions de l’article 94, al. 4 de notre règlement intérieur, pour

partager, avec notre Chambre et avec la population qui nous suit, des

éléments d’informations particulièrement préoccupantes relatives au

traitement singulier infligé à une grande entreprise minière installée dans

la province du Lualaba, à savoir la Sino-Congolaise des Mines (Sicomines).

Depuis, le 17 février 2023, une campagne médiatique tonitruante

jette le discrédit sur le contrat chinois, crie au non-respect de la législation

fiscale et réclame toutes affaires cessantes des millions si pas des milliards

de dollars en guise de compensation, pour utiliser un mot neutre.

Si c’étaient seulement des incantations médiatiques, je ne me serais

sans doute pas levé pour venir solliciter un temps de parole ; mais, il y a

plus, et il y a pire : une première mesure interdisant à la Sicomines de

procéder aux dédouanements de ses importations, et une seconde procédant

au blocage des comptes bancaires de cette entreprise. Le lundi dernier, le

représentant Syndical de la Sicomines a été reçu au bureau du Sénat : il

était venu transmettre les doléances des travailleurs éplorés. Aux dernières

nouvelles, les salaires ne seraient toujours pas payés.

Dans l’entre-temps, au Lualaba, la situation demeure incandescente,

car les mesures conservatoires infligées à l’entreprise auront à terme des

conséquences qui entacheront pour des années tous nos discours sur

l’amélioration du climat des affaires et refroidiront certainement de nombreux investisseurs

Honorable Président,

Permettez-moi de relever quelques problèmes (pour ne pas dire des

incongruités) qui ressortent de la gestion du dossier Sicomines :

1. Des confusions dans les chiffres :

– Les fonds affectés à la réalisation des infrastructures s’élèvent à

plus Usd 1 milliard (1.006) sur une calculatrice électronique, mais

l’on se contente de brandir à qui mieux mieux 822 millions sur une

règle à calcul ;

– Aucune mention n’est faite de Usd 656 millions affectés à la

construction du barrage de Busanga ;

– Lorsqu’on déclare que l’entreprise a généré 7 ou 10 milliards,

s’agit-il du chiffre d’affaire ou des bénéfices ?

– Il est fait état aujourd’hui d’une enveloppe de Usd 500 millions qui

aurait été acquise à la suite d’un récent audit, alors qu’il s’agit des

fonds sollicités et obtenus auprès de la Sicomines lors de

l’élaboration du budget de 2021 (Usd 150 millions) et de 2022 (Usd

350 millions). Le Gouvernement avait refusé de signer les PV par

lesquels la Sicomines déclarait mettre ces montants à la

disposition de l’Etat pour le développement des Territoires et des

provinces (suite à une demande initiée par le Sénat).

2. La recherche de boucs émissaires

– Qui doit répondre du fait que certaines infrastructures signalées

dans le contrat, n’aient pas été réalisées : la partie chinoise ou la

partie congolaise ?

– Qui doit répondre du fait que le nombre des dossiers sur les

infrastructures à réaliser soit si faible ?

– Peut-on affirmer sincèrement que l’on est sérieux lorsqu’on

s’étonne de voir des montants plus élevés affectés au projet minier

plutôt qu’à celui des infrastructures 5 milliards contre 1 miliard ?

– Comment peut-on comprendre que ceux qui disaient avoir lu le

contrat querellé découvrent enfin aujourd’hui, grâce à

l’intervention du Président de la République, que la solution aux

différends passait par un dialogue autour d’une table, et non pas

par un combat des gladiateurs, au vélodrome de Kintambo ?

3. L’imbroglio autour des exonérations douanières :

– Les sommes non versées sont convertibles en titres que l’Etat peut

faire valoir comme étant sa contribution au financement ;

– Que deviennent ces titres et où sont-ils ?

– Comment peut-on s’imaginer que l’on puisse contraindre la

Sicomines à payer les taxes douanières sans avoir révisité

préalablement les termes du contrat ; faire chanter le partenaire à

ce sujet, c’est détruire irrémédiablement la confiance de tous les

investisseurs du monde ;

– Si la Sicomines commence à payer la douane, les fonds qui y seront

affectés, seront aussi repris au titre de la dette due à Exim Bank

China, à rembourser avec les intérêts connus.

4. Réalisations et visibilité des infrastructures

Nous avons connu des compatriotes plus incrédules que saint

Thomas, et qui s’indignaient en 2010 en ces termes : tokolia nzela ?

Aujourd’hui, les mêmes prétendent ne pas voir des réalisations du contrat

chinois ; et ils sont aisément reconnaissables par ce temps de carême, car

ils affichent chaque jour, un visage de vendredi saint, très renfrogné.

Ils ne verront jamais ni :

– Centrale hydro-électrique de Zongo II, lignes et réseaux associés ;

– Barrage de Busanga au Lualaba ;

– Blvd du 30 juin à Kinshasa ;

– Blvd Triomphal à Kinshasa ;

– Avenue de la Libération à Kinshasa ;

– Avenue de la Démocratie à Kinshasa (ex-Huileries) ;

– Blvd Lumumba à Kalemie ;

– Esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa ;

– Hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa ;

– Route Lutendele à Kinshasa ;

– Pont Lutendele à Kinshasa ;

– Av. Tourisme à Kinshasa ;

– Rte Lubumbashi – Kasomeno ;

– Blbd Lumumba à Kalemie ;

– Stade de Bukavu ;

– Route de Butembo ;

– Route Kanina – Musonoi – Kapata à Kolwezi ;

 

7.292 emplois (dont 2.176 chez Sicomines et 5.116 chez les sous-

traitants)

– Usd 1.006 milliards dans les infrastructures

– Usd 656 millions dans la Centrale hydro-électrique de Busanga ;

– Usd 138.145.760 dans la construction de la mine écologique

– Etc.

5. Que devons-nous attendre des négociations

– Recouvrer un peu de dignité, de crédibilité, de sens des

engagements : ubuntu, tala sima zonga moto ;

– Exiger 5 à 10 milliards, sans déposer le moindre dossier, c’est se

mettre gratuitement dzans le collimateur de toutes les suspicions

;

– Crier à la surfacturation sans en avancer la moindre preuve,

hormis un chapelet de suspicions, c’est se décrédibiliser : il faut se

référer à des cabinets d’audit certifiés et reconnus, c’est alors et

alors seulement que nous y verrons un peu plus clair ;

– Les proportions des parts sociales sont fonction d’abord des

apports en capitaux frais ; la majorité des parts revient ceux qui

mobilisent les plus de fonds auprès des banques. Croire qu’on

puisse remonter nos parts tout en exigeant le paiement des frais

douaniers, c’est serait quand même hasardeux et problématique ;

6. Mettre à genou Sicomines et enterrer TFM, c’est chercher à

tuer le pays.

Mon grand-père disait : «celui qui veut tuer quelqu’un commence par

tuer sa réputation».

Si l’on pourrait encore éviter le scandale en gérant convenablement le

dossier Sicomines, ce n’est peut-être plus le cas en ce qui concerne Tenke

Fungurume Mining.

Cette entreprise fit l’objet d’un item à l’édition de l’Examen d’Etat en

1973. Pour certains de nos collègues, leurs parents n’étaient même pas

encore mariés à cette époque-là.

Suite à un différend portant sur le mode d’évaluation et le mode de

calcul des réserves, un administrateur a été désigné par le Tribunal de commerce pour procéder à la conciliation

L’administrateur a décidé de suspendre les activités de

commercialisation et d’exportation des produits miniers depuis juin – juillet

2022. A ce jour, plus de 180.000 tonnes de plaques de cuivre sont entassées

à Fungurume et les travaux de la nouvelle usine d’électrolyse en cours de

montage sont à l’arrêt.

Plus de 7.000 travailleurs sont en train de prendre le chemin du

chômage; et pour la province du Lualaba, c’est une catastrophe, quand on

considère les trois principales taxes payées à l’exportation, lesquelles

représentent une Contribution de 28% des ressources mensuelles de la

province :

– Voirie (Taxe conventionnelle de réhabilitation de la voirie) ;

– Concentrés (taxe d’incitation) ;

– Redevance minière.

Le manque à gagner que connaît la province du Lualaba, est une

perte sèche, étant donné que cette somme n’est pas due à la province (non

répertoriée comme dette) et qu’elle ne constitue pas des arriérés de

paiement. TFM n’ayant pas exporté durant toute cette période. C’est

simplement un manque à gagner du fait de cette interdiction d’export. Et

dire que cette somme aurait pu financer entièrement 35% des engagements

de la province dans les infrastructures à ce jour.

Les électeurs du Lualaba sont au courant de tout cela, et nous les exhortons à expliquer cela à tous leurs dépendants qui sont en dehors de notre province, afin qu’ils sachent pourquoi ils ne reçoivent plus d’aides ni d’interventions financières. Ne soyons pas surpris que toute cette chaîne exprime sa colère lorsque sonnera l’heure des scrutins.

Quand je me rends compte que, de Juillet 2022 à mars 2023, 9 mois se sont déjà écoulés, je me mets aussi en colère : des enfants seraient en train de naître dans le bonheur et des bananiers seraient en train de fournir de bons régimes. Malheureusement, depuis 9 mois, c’est le désarroi qui s’installe progressivement au Lualaba, dans cette province dont la vocation naturelle a toujours été de nous inviter à répondre à l’appel du bonheur 

7. Nous demandons très peu de choses

Ø il faut lever la mesure d’interdiction des opérations de

dédouanement des importations de Sicomines ;

Ø il faut lever la mesure d’interdiction de commercialisation et d’exportation des produits de TFM ;

Ø il faut aller négocier avec des arguments forts, sans faire du

chantage et sans se faire hara kiri ;

Ø il n’est pas besoin d’arrêter une entreprise au motif qu’on aimerait

connaître les auteurs des surfacturation ;

Ø il n’est pas non plus nécessaire d’arrêter une entreprise parce qu’on ne parvient pas à trouver les indications sur les bonnes pratiques en matière d’évaluation des réserves minières ;

puisqu’il y a une commission ou des commissions qui siègent au niveau de la présidence, il serait indiqué que nos recommandations leur parviennent, car point n’est besoin d’inviter encore ici tel ou tel ministre qui avait déjà déclaré que les Territoires et les Provinces ne disposaient guère de capacité pour monter et suivre des projets, ni tel autre qui avait autorisé la cession à un groupe étranger des droits d’exploitation sur des concessions Gécamines déjà attribuées l’Entreprise Générale de Cobalt, une filiale GCM.

Honorable Président, Je terminerai mon intervention en rappelant que notre pays doit rester ouvert aux apports de divers investisseurs, sans développer des préjugés idéologiques ou raciaux à l’endroit des uns ou des autres.

À Kolwezi, les chinois, les américains, les européens, les australiens, les indiens, les ivoiriens, les sud africains, les zimbabwéens et bien d’autres nationalités travaillent côte à côte. Ne transposons pas sur notre territoire des conflits d’intérêts qui ne nous concernent pas. J’ai dit et je vous remercie.

Kinshasa, le 1er avril 2023, Professeur Kaumba Lufunda Honorable Sénateur élu de la province du Lualaba.

Netic-News

 

 

 

RDC-Lamuka : Martin Fayulu – Adolphe Muzito, le divorce consommé《Dessous des cartes》

Le partenariat qui a lié Martin Fayulu au sein de la plateforme Lamuka à son frère de case, Adolphe Muzito, est en train de voler en éclats.
A l’origine, c’est ce communiqué du vendredi 31 mars dernier, au terme duquel Martin Fayulu interdit à Adolphe Muzito et son parti d’engager la plateforme née à Genève en 2018.

« Le collège des présidents de la plateforme Lamuka a pris acte du retrait volontaire d’Adolphe Muzito et de son parti Nouvel Elan lors de sa réunion ordinaire du 23 janvier 2023. En conséquence, ils ont perdu toute légitimité de s’exprimer au nom et pour le compte de Lamuka, y compris via ses comptes dans les réseaux sociaux », lit-on dans ce document signé Martin Fayulu.
Dans le même communiqué, Fayulu reproche à son désormais ancien partenaire et son parti politique Nouvel Élan, d’avoir créé une structure appelée « commission électorale et de lutte contre la fraude électorale » au sein de la plateforme politique Lamuka.

La réaction du parti d’Adolphe Muzito est à la hauteur de la témérité de Martin Fayulu.
Le secrétaire général de Nouvel Elan, Blanchard Mongomba, dénonce, à la faveur de la conférence de presse organisée ce samedi 1er avril une « pure escroquerie » de Martin Fayulu.

Aux accusations de Fayulu, Blanchard Mongomba ne voit qu’un montage du leader de l’Ecidé à l’approche de la date du 11 avril, prévue pour la passation des flambeaux à la tête du présidium de la plateforme.

« Adolphe Muzito attend donc la remise et reprise avec Martin Fayulu. Dans le cas contraire, il prendra acte du retrait volontaire de Fayulu dans la plateforme politique Lamuka », a réagi, pour sa part, Blanchard Mongomba.
Par ailleurs, le SG de Nouvel Elan conclut à « l’incompétence intellectuelle » du Conseil des présidents, simple organe consultatif de Lamuka et n’a donc pas compétence de constater le « retrait volontaire » de Muzito (sic).

Avant de porter un dément cinglant aux accusations selon lesquelles Adolphe Muzito aurait signé une lettre le 22 décembre 2022 consacrant son retrait de Lamuka.

Quel héritage pour Lamuka

Créée en 2018 dans la ville Genève, en Suisse, Lamuka était la plateforme politique qui devait réunir l’opposition congolaise au régime Kabila. Question de faire bloc et unité contre le président sortant arrivé fin mandat 20 décembre 2018.
Tous les grosses pointures de l’opposition se réunissent au sein d’une plateforme politique. Au nombre de ces poids lourds, il y avait Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba Gombo, Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu…

Seulement voilà, la gestion des ambitions a vite faire exploser le groupe car, après la désignation de Martin Fayulu comme candidat de l’opposition à la présidentielle de 2018 face au candidat désigné dauphin de Joseph Kabila frappé par la limitation de mandat, Vital Kamerhe et son ami, son mwana mayi, Félix Tshisekedi quittent le groupe pour Nairobi (Kenya). En présence du président kenyan Uhuru Kenyatta, ils concluent un accord de gouvernance dans cette plateforme qu’ils ont dénommée CACH.

Et comme une plaie puante, Lamuka a chassé l’un après l’autre de ses pères fondateurs. C’est d’abord Matungulu, puis Katumbi et Bemba simultanément. Finalement, la case ne sera tenue que le tandem Fayulu- Muzito, deux leaders ressortissants d’un même patelin, le Kwilu.
On s’est dit que les deux leaders avaient toutes les raisons de tenir leur unité pendant longtemps, étant donné les liens de coterie. C’était mal connaître les dirigeants politiques congolais qui ont l’incapacité congénitale de se mettre ensemble pour une cause.

Egoïstes et soupçonneux, Fayulu et Muzito finissent par se rentrer dedans. Aujourd’hui, l’un exclut l’autre au sein de ce qui restait encore de la plateforme Lamuka.

Quel héritage pour Lamuka, si ce ne sont que querelles, méfiance les uns envers les autres, hypocrisie, soupçons, exclusion… tous les maux imaginables.

Netic-News

RDC-Les défis pour l’équipe Sama II : unité, sécurité et croissance économique

Le premier Conseil des ministres de l’équipe Sama II a lancé le départ de l’année politique en RDC. Avec l’arrivée de deux poids lourds, Vital Kamerhe et Jean-Pierre Bemba, l’espoir de changement est entretenu.
Alors que ces nouveaux opérateurs politiques pouvaient faire craindre un certain déséquilibre dans le fonctionnement du nouveau gouvernement. Le premier Conseil des ministres était plutôt rassurant concernant l’harmonie entre les membres du cabinet.

Accolades, salutations fraternelles, l’équipe gouvernementale s’est présentée sous son meilleur jour. C’est pour ainsi dire que le sens des responsabilités à pris le pas sur les divergences d’antan.

Les défis à relever

Le temps de l’action est arrivé. Il faut maintenant passer aux actes. Le premier enjeu sera donc de répondre rapidement aux attentes des Congolais, qui souhaitent voir une réduction du coût des produits de première nécessité, une amélioration du pouvoir d’achat et une baisse drastique du taux de chômage.

Dans le même temps, le gouvernement devra également se pencher sur la question de l’insécurité dans l’Est du pays. Les groupes armés et les milices continuent de semer la terreur dans la région, et il est urgent de prendre des mesures pour y mettre un terme. Cela passe notamment par une réforme en profondeur de l’armée, mais aussi par une volonté politique forte pour s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité, à savoir la sécurisation de nos frontières face aux agressions étrangères.

De plus, le nouveau gouvernement devra également faire face à des défis économiques importants. Le pays a connu une croissance économique faible ces dernières années, et il est crucial d’activer la transformation structurelle de l’économie pour générer une croissance plus équitable et inclusive.

Le gouvernement dispose d’un grand potentiel pour répondre à ces défis. Les membres du gouvernement, les partenaires internationaux et les acteurs locaux devront travailler ensemble pour mettre en place des politiques et actions concrètes. Il leur faudra promouvoir la paix, l’unité et la cohésion, ainsi que la participation de tous les Congolais pour accélérer le développement durable du pays.

RDC-Dossier maffia dans le transport des marchandises : CAA, SEVAIR AIR SERVICES, GOMAIR, TRANS AIR CARGO SERVICES dans le viseur de la justice (Réquisition du PR)

Depuis quelque temps, les compagnies d’aviation opérant sur le réseau domestique, notamment la CAA, SEVAIR AIR SERVICES, GOMAIR, TRANS AIR CARGO SERVICES, sont indexées dans le transport des marchandises de contrebande. Les agents de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) font leur travail, mais il s’observe une résistance farouche de la part de ces avionneurs et opérateurs économiques qui opèrent dans un réseau maffieux bien houilleux.

Par sa note n°0757/0025/2023, M. Isofa Nkanga, procureur général, officier du ministère public près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, a émis une réquisition d’information à charge des compagnies d’aviation telles que CAA, SEVAIR AIR SERVICES, GOMAIR, TRANS AIR CARGO SERVICES.

Motif : selon le procureur, des informations reçues de la DGDA rapportent que les sociétés d’aviation citées ci-haut transportent de certains aéroports et aérodromes de l’intérieur du pays vers Kinshasa des produits de contrebande qui transitent par leurs différents entrepôts avant d’être déversés sur le marché.

Par ce motif, le procureur enjoint que des descentes soient effectuées régulièrement dans ces entrepôts aux fins de procéder à la saisie de tous ces produits de contrebande, d’autant plus qu’il revient du rapport de la Brigade d’intervention spéciale que l’accès de certains de ces entrepôts leur est refusé.

Et lorsqu’on découvre ces produits de contrebande, le procureur recommande de les saisir et les acheminer dans les entrepôts de la DGDA.

Avant de conclure par cette phrase : « Exécution ponctuelle ».

Gauthier Sey

RDC-Remises et reprises au ministère des Sports : les travaux d’Hercule de Claude Kabulo!

C’est ce matin du samedi 1er avril 2023 que Claude-François Kabulo Mwana Kabulo a pris les commandes du ministère des Sports. Et ce, en remplacement de Serge Shembo Nkonde, le ministre sortant.

Alors en mission avec les Léopards seniors à Nouakchott, en Mauritanie, Serge Nkonde était absent de la capitale vendredi dernier, journée prévue pour la cérémonie des remises et reprises au ministère des Sports. Une brève cérémonie a eu lieu vendredi entre le nouveau ministre et le directeur de cabinet du ministre sortant, avant que Kabulo ne prenne pas au premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe Sama II, tenu en présentiel et présidé par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshsiekedi lui-même.

Très critique devant le ministre des Sports sortant, Claude-François Kabulo Mwana Kabulo a fort à faire avec un championnat national (DI et D2) à l’arrêt depuis novembre 2022, la construction des infrastructures sportives, notamment la non-homologation des stades de la RDC.

A ce jour, seul le stade TP Mazembe de la Kamalondo est homologué par l’instance faitière du football africain. Sans oublier, donner une âme aux équipes nationales : Léopards seniors et Léopards d’âges. Car, il convient de rappeler, les sélections congolaises (Léopards font piètre figure) dans toutes les compétitions, au point même que les Léopards des années de gloire ne sont plus qu’un lojntain souvenir.

Netic-News

RDC –Guerre de leadership à la tête du Lualaba : Fifi Masuka ou Isabelle Kibassa- Denise Nyakeru tranche!

Depuis le départ de Richard Muyej du Lualaba, de la manière que l’on sait, la province est aujourd’hui dirigée par la vice-gouverneure Fifi Masuka, devenue gouverneure de fait.

Son intérim a pris du temps et entretemps, beaucoup, la gouverneure ai. accumule des ratés et fautes de gestion à la tête de cette juridiction.

C’est alors dans le cercle du pouvoir, on a imaginé un scénario qui amènerait à un nouveau leadership fort et éclairé à la tête de la province minière du pays.

C’est pour cette raison qu’on a suscité Isabelle Kibassa, fille de son père, sœur à l’actuelle ministre des PT-NTIC et belle-sœur du chef. Depuis l’Occident où elle réside, Isabelle est descendue en RDC pour les opérations d’identification et enrôlement dans son fief du Lualaba. Tout a été boutiqué pour qu’elle marque de son aura et de son empreinte ce passage dans le Lualaba, question de poser les jalons de son avènement à brève échéance.

Ayant eu vent de cette cabale, Fifi Masuka s’est levée, à son tour, pour répondre coup sur coup à la provocation. Dans sa stratégie, la gouverneure ai. du Lualaba, profitant de la célébration du mois de la femme, fait venir dans la province la Première Dame de la République. Tout ceci, dans le souci de doper la trop grande présence et influence que la fille Kibassa y a fait régner après son passage.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, tout le calcul est à refaire, car le sérail présidentiel est divisé sur le soutien à apporter au leadership à impulser à la tête du Lualaba. Faudrait-il maintenir Fifi Masuka ou promouvoir Isabelle Kabassa ? La question demeure entière.

Dossier à suivre.

 

Netic-News