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Kasaï : Miller Milambo instaure une patrouille à Ilebo pour vol répété des câbles de la SNCC

En séjour dans le territoire d’Ilebo, le ministre provincial des Finances, Muller Milambo, qui assume l’intérim de son collègue de l’Intérieur, a, à la suite de multiples doléances de l’administrateur du territoire d’ilebo et du directeur de la Coordination d’exploitation de Société nationale de chemins de fer du Congo (SNCC) à Ilebo, décidé avec le Conseil territorial de sécurité, d’instaurer une patrouille pour maîtriser le cas de vol à répétition des câbles électriques.

D’après l’administrateur du territoire d’Ilebo, Clément Muaha, « le courant est une affaire de la SNEL, mais la NSCC s’investit dans le domaine de transport terrestre et fluvial, elle fournit du courant à la suite de la convention signée avec le gouvernement provincial, mais ce qui est grave, c’est de voir la même population qui se plaint de l’obscurité qui s’est met à voler les câbles électriques ».

Clément Muaha précise que cette patrouille débute de 23h à 5h et que tout celui qui sera arrêtée pendant la patrouille payera une amende.

« Pour décourager ce vol, La patrouille va de 23H00 à 5H00 dans tous les artères du territoire d’Ilebo, pendant les heures de la patrouille toute personne appréhendée par les services de sécurité payera une amande de 25000Fc », a-t-il ajouté.

Jadot lukadi doué

Kasaï : Le ravin Sokajik menace d’engloutir une école

À chaque pluie il y a avancée du ravin Sokajik, malgré le début des travaux de remblai exécutés par l’Office des voiries et drainages, OVD.

Après la pluie qui s’est abattue le matin de ce dimanche 12 mars 2023 il s’observe encore l’avancée du ravin Sokajiyk qui a balayé la motte de terre qui était entassée à la fondation d d’une école construite en étage.

Contactés, certains citoyens de Tshikapa doutent du travail de l’OVD depuis le début des travaux.

« l’OVD n’avance pas bien avec les travaux qu’il exécute, car chaque fois qu’il pleut le ravin monte en balayant tous les efforts déjà accompli par l’OVD pendant que si une autre pluie tombe, nous allons perdre le beau bâtiment du complexe scolaire La Providence, c.à.d une seule pluie suffit pour assister tristement l’effondrement de cet édifice dans le ravin Sokajik et la coupure en deux du boulevard Lumumba », a déclaré l’un des habitants de la commune de Kanzala.

Cet habitant appelle l’OVD à changer les stratégies de travaux et au gouvernement de s’impliquer pour une solution rapide avant de regretter, surtout l’écroulement de cet immeuble.

Pour rappel c’est depuis la semaine passée que l’Office des voiries et drainage OVD a débuté les travaux de remblai du ravin Sokajik, mais à chaque pluie c’est le travail qui va dans le néant.

Jadot lukadi doué

Kasaï : Hausse des prix des services de télécommunications, les Kasaïens inquiets

La population kasaïenne est très préoccupée par la hausse des tarifs des services offerts par les entreprises des télécommunications.

C’est le constat de terrain dressé dans quelques quartiers des communes de Tshikapa-ville, chef-lieu de la province du Kasaï.

« Il s’observe depuis un mois, une hausse de prix des unités pour les téléphones. Les 100 unités qui se vendaient à 2200 Fc, se négocient aujourd’hui à 3000 Fc, 50 unités se vendent à 1500 Fc.

Cette hausse inquiète beaucoup les abbonés de différents réseaux de la téléphonie cellulaire, notamment Airtel, Vodacom et Orange beaucoup utilisés au Kasaï », a déclaré un habitant de la commune de Mabondo.

Cet habitant précise que cette hausse est également à la cabine pour les forfaits appels, internet et SMS dans presque toutes les entreprises de télécommunication de la province.

« Les mois passés, on pouvait activer le forfait mensuel internet sur le réseau Vodacom, soit 10 USD pour obtenir 20 gigas. Avec 10 USD, on a que 10 gigas d’internet. Aussi les réseaux des télécommunications n’ont pas fait d’annonce pour justifier cette hausse, sans respecter les abonnés. D’où, nous demandons aux autorités compétentes de nous dire clairement ce qui se passe », a-t-il ajouté.

Quelques revendeurs contactés ont laissé entendre que cette hausse est le fruit de la dépréciation du franc congolais sur le marché de change, où un dollar s’échange actuellement à 2.500 Fc sur le marché parallèle, alors qu’il y a une semaine, il s’échangeait à 2.220 Fc ou 2.300.

« Nous vendons les unités en fonction du taux de change sur le marché. Donc, si le taux augmente, le prix de vente est affecté , puisque nous achetons les produits en dollars pour revendre en monnaie locale et plus tard échanger ces revenus en dollars et vice-versa », a souligné André Masuwa.

Les Kasaïens demandent aux autorités congolaises en général et celles de la province du Kasaï en particulier de s’impliquer et mettre fin à la dollarisation de l’économie nationale.

Pour rappel il y a des années que ce problème n’est encore résolu, or avant l’année 2016, les unités se vendaient à un bon prix, par exemple 100 unités se vendaient à 1000 Fc.

Jadot lukadi doué

PDL-145T au Kasaï : Le PNUD et le gouvernement provincial ciblent les sites de construction des infrastructures de base 

Le gouvernement provincial, l’organe délibérant, les administrateurs de territoire, les chefs coutumiers, les forces vives ainsi que le PNUD ont validé, samedi 11 mars 2023, les sites de construction des infrastructures de génie civil, génie électrique, et génie hydraulique à travers les cinq territoires de la province du Kasaï.

C’était au cours d’un atelier de confirmation des axes routiers, d’ouvrages d’art organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). La cérémonie a eu lieu au chapiteau de l’espace Nvule, dans la commune de Dibumba 1. Les autorités provinciales et acteurs de la Société civile ont validé les sites ciblés.

Selon Isabelle Lubuya, cheffe du bureau PNUD et coordinatrice provinciale du Programme de développement Local de 145 territoires au Kasaï, le chef de l’Etat est à féliciter pour la confiance placée au PNUD qui est l’une des trois agences d’exécution de ce projet. Elle réitère l’engagement du PNUD pour que ce projet soit une réussite totale.

Elle précise que ce projet va répondre aux besoins spécifiques des communautés rurales.

« Le Projet de développement local de 145 territoires est un programme de développement Local endogène dont les Priorités sont définies par le bénéficiaire eux-mêmes à travers les consultations inclusives et participatives, dont l’objectif est de répondre aux besoins spécifiques, et de bien ciblé exprimés par les communautés rurales à la base ».

Avant d’ajouter : « La province du Kasaï bénéficiera dans ce projet de l’eau, l’électricité, les centres de santé, l’habitat, l’éducation, les équipements de transformation agricole qui devraient répondre aux besoins réels ».

De sa part le vice-gouverneur, Gaston Nkole, a félicité la participation de toutes les parties prenantes dans l’espoir que l’exécution de ce projet matérialise la vision du président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le PNUD exécutera ce programme dans 9 provinces. 54 territoires sont concernés sur base d’un accord de partage de coût qui a été signé avec le gouvernement de RDC le 4 mars 2022 dernier.

Il sied de noter que ce projet confié au PNUD est estimé à un coût global de six cent dix millions six nonante mille cinq cent quarante-un mille dollars américains sur un coût total d’un milliards six cent soixante mille dollars américains qui sont prévus pour l’ensemble du programme.

Jadot lukadi doué

RDC-Négociations politiques : Joseph Kabila très amer vis-à-vis de Félix Tshisekedi (Confidences)

Des négociations politiques sont annoncées sous peu. Le cadre est en train de se mettre en place petit-à-petit. Les discussions sont entamées en sourdine.

La rumeur qui a circulé dans la ville selon laquelle Félix Tshisekedi aurait reçu Joseph Kabila à la Cité de l’Union Africaine, sous les bons offices de la SADC. Faux. Cela n’est pas le cas. Plutôt, Joseph Kabila aurait reçu en audience, dans sa ferme de Lubumbashi, quelques émissaires de la SADC et de l’ONU.

Les discussions ont porté sur la tenue d’élections en fin d’année, du possible glissement compte tenu de la guerre d’agression qui ne faiblit pas. Et des accords à négocier pour ce faire.

Selon des informations qui ont fuité de cette entrevue, Joseph Kabila s’est montré très dubitatif, très réservé, très méfiant ; il n’a donné ni accord de principe ; surtout rien sur un probable rapprochement avec le régime de Kinshasa.

Pour le Raïs, « Fatshi ne respecte aucun accord, de bout en bout, il est perdant de cet accord signé au début du mandat deFélix Tshisekedi »

Ajoute la même source, « Il le considère comme un homme qui ne tient pas sa parole. Très méfiant et réservé »

Mais les émissaires continuent de travailler et les discussions se poursuivent car, la même source annonce une invitation dans un bref délai du président angolais, au Raïssa Joseph Kabila.

Qui vivra verra !

TSG

RDC : L’après-2023 de Félix Tshisekedi se décide par le FCC !

Félix Tshisekedi qui devait organiser les élections dans les délais est rattrapé par la situation sécuritaire délétère dans la partie orientale du pays ; laquelle est exacerbée par l’agression rwandaise et le conflit communautaire dans certains coins du pays, notamment au Maï-Ndombe. Un glissement est en vue.

Mais seulement, qui va négocier pour le camp Tshisekedi ? En tant que chef de l’Etat, il doit se positionner au-dessus de la mêlée. Il devra donc léguer la responsabilité à un « domini missi » (envoyé spécial). Or, toutes les têtes pensantes qui pouvaient négocier ses intérêts l’ont quitté, notamment François Beya, feu son oncle, Mgr Gérard Mulumba, Kamerhe un peu aigri par le procès, Bemba (réservé), Kabund en prison et en rupture avec le régime, etc.

Va-t-il envoyer Augustin Kabuya, avec quel poids et quel background ? Auquel cas, Kabuya doit bien préparer son oral face à des têtes comme Olivier Kamitati de ensemble pour la République, Martin Fayulu de Lamuka, Raymond Tshibanda du FCC,etc.

Aujourd’hui, Fatshi est entièrement entouré par les transhumants du PPRD-FCC, notamment Lumanu, Boshab, François Muamba…; lesquels seront demain face au FCC aile Kabila pour négocier le sort de Tshisekedi. Seront-ils en mesure d’enterrer les 18 ans de leur passé avec Kabila, pour faire la part belle à Tshisekedi avec qui ils cohabitent il y a à peine un ou deux ans ?

Il pourra certainement compter sur les deux présidents de deux chambres du Parlement qui, eux, sont aussi des transhumants du FCC?

C’est dire en clair que le FCC va négocier le sort de Félix Tshisekedi pour l’après-2023!

Gauthier Sey

Insécurité à l’Est : résolution du Conseil de sécurité consacrerait-elle le divorce Kinshasa-Monusco ?

Après cette déclaration de la délégation du Conseil de sécurité à l’étape de Goma au moment où elle bouclait sa mission en RDC, par laquelle elle recommandait l’ouverture d’un dialogue politique avec les rebelles du M23, les réactions de la partie congolaise n’ont pas tardé. C’est la déception générale, car le peuple attendait la cessation des hostilités et le départ de la coalition M23/Rwanda.

Déjà à Goma, plusieurs analystes estiment que cette déclaration pour la moins tapageuse pousse à déduire directement qu’il y a un divorce consommé entre le gouvernement congolais et la Monusco qui ne parlent plus le même langage en ce qui concerne des solutions à appliquer concernant la fin de la rébellion du M23 au Nord-Kivu.

Pour le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, aucune négociation ne peut être engagée avec un groupe terroriste comme le M23. Le président congolais attend de ses partenaires, telle que la Monusco, un apport dans la traque des rebelles du M23, ce qui n’est pas le cas sur le terrain.

En même temps, on note qu’il y a une nette contradiction entre la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies et les récents de Bintou Keita, la cheffe de la Monusco qui, dans sa dernière sortie médiatique à Goma, avait souligné que la mission onusienne accompagne les FARDC dans des terrains de guerre pour traquer le M23.

Par sa recommandation, le Conseil de sécurité appliquerait la politique de deux poids, deux mesures. Imposer un dialogue politique entre Kinshasa et le M23 sous prétexte de ramener la paix en RDC ne résout pas l’énigme rwandaise qui, par visées hégémoniques, a toujours traversé la frontière sous prétexte de traquer les FDLR qui menacent sa sécurité. La logique aurait bien voulu que Kigali ouvre, lui aussi, le dialogue avec l’opposition politique, notamment les FDLR pour, en définitive, ôter au Rwanda son prétexte légendaire.

Membre de l’Organisation des Nations unies, pourquoi la délégation du Conseil de sécurité n’appelle pas le régime de Kigali de dialoguer avec les rebelles FDLR d’origine rwandaise qui sont présents au Nord-Kivu et qui sont historiquement source des rébellions à connotation rwandaise au Nord-Kivu ?

La méthodologie du Conseil de sécurité vient avaliser la thèse d’agendas cachés qui, à terme, débouchera sur la matérialisation du projet de balkanisation de la RDC sous la bénédiction des forces étrangères.

Gauthier Sey

RDC-Cessez-le-feu : le M23 annonce son retrait de Karuba, Muremure, Nyamitima, Nkingo, Kagano et Kihuli (Communiqué)

Revigoré par la dernière déclaration des membres de la délégation du Conseil de sécurité à l’étape de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, le M23 a annoncé, via un communiqué signé par son porte-parole politique, qu’il va se retirer de six localités congolaises sous leur contrôle. Il s’agit de Karuba, Muremure, Nyamitima, Nkingo, Kagano et Kihuli. Ce retrait se fera à trois tours.

Une façon de narguer Kinshasa et de faire étalage à la face du monde qu’il est de bonne foi ainsi forcer la main à Kinshasa en vue d’ouverture des pourparlers politiques tels que suggérés par le Conseil de sécurité.

« Le M23 invite, par la présente, le commandant de la Force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est et le commandant du Mécanisme ad hoc de vérification à venir prendre en charge ces postes », lit-on dans ce communiqué.

Cette énième annonce doit inciter les forces loyalistes à redoubler de vigilance, car chaque que ce mouvement décrète une trêve unilatérale, c’est une diversion pour mieux s’organiser et attaquer par surprise.

Mardi, ce mouvement rebelle a annoncé qu’il allait déposer les armes le même jour à midi.

Quelques heures seulement après cette annonce, des combats ont repris entre les FARDC et le M23 aux alentours de Sake, localité située à une trentaine de kilomètres de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

NETIC-NEWS

Le Régime Tshisekedi face à son destin : il faut réorganiser la défense du territoire 

« La Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) n’est pas une opération de guerre. Elle n’a pas mandat d’attaquer les groupes armés, mais plutôt protéger les civils. D’où un accent sur le volet humanitaire. Attaquer les groupes armés, c’est la responsabilité première des FARDC ».

Ces propos de Nicolas Rivière, ambassadeur français aux Nations unies et chef de la délégation du Conseil de sécurité, place le régime de Kinshasa face à son destin. Le même diplomate français qui douche les espoirs des Congolais a ajouté ceci : « N’attendez pas des Nations unies qu’elles règlent, de manière magique, à la place des autorités congolaises ». C’est dire que les Congolais doivent choisir leurs amis et surtout, compter d’abord sur eux-mêmes pour défendre l’intégrité territoriale.

Juvénal Munubo, député national, élu du territoire de Walikale et membre de la commission Défense et Sécurité à l’Assemblée Nationale a, dans un tweet, écrit qu’il n’y aura pas de négociation entre gouvernement de la RDC et le M23.

Comme beaucoup d’autres élus nationaux de la RDC, Munubo suggère la réorganisation de la légitime défense et l’exigence tous azimuts des sanctions et l’isolement diplomatique du Rwanda.

L’application des résolutions de Nairobi, Luanda, Bujumbura.. . devrait être de mise pour mettre fin à cette crise sécuritaire récurrente au Nord-Kivu qui engendre des conséquences humanitaires préoccupantes.

« Nous nous sommes rendus dans des camps de déplacés de guerre ici au Nord-Kivu pour nous imprégner de leur situation humanitaire afin d’apporter des réponses appropriées à leurs besoins dans un très bref délai », a conclu l’ambassadeur gabonais Michel-Xavier Biang, représentant de 10 pays membres non permanents au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

Gauthier Sey

Goma : la délégation du Conseil de sécurité jette un gros pavé dans la mare : « Il faut un dialogue politique avec le M23 »

On les voyait venir, au regard du langage sibyllin développé à l’étape de Kinshasa, où les membres de la délégation du Conseil de sécurité en séjour en terre congolais ont eu des échanges tour à tour avec le Parlement, le Premier ministre et le chef de l’Etat.

Le chef de la délégation onusienne, Nicolas Rivière a déclaré, à l’étape de Goma, ce dimanche 12 mars 2023, alors qu’elle bouclait sa mission en RDC : « N’attendez pas des Nations unies qu’elles règlent, de manière magie, à la place des autorités congolaises ». Cette boutade en dit long. Ou encore, le langage diplomatique de Michel-Xavier Biang, chef de délégation adjoint, qui a éprouvé toutes les peines du monde à proposer une réponse à la question de la presse à l’étape du Palais du peuple autour de l’inaction du Conseil de sécurité, alors que toutes les preuves de l’agression rwandaise sont réunies et documentées par les experts des Nations unies.

« … pour venir à l’action, nous devons pouvoir écouter, nous devons comprendre, nous devons toucher du doigt, et surtout nous enquérir de l’ampleur de la situation. Nous sommes là parce que décider à New York est une chose, pouvoir toucher du doigt en est une autre. Et nous sommes pour pouvoir interagir avec l’ensemble des forces vives de la RDC », s’est justifié le Gabonais Biang.

Contre toute attente

Alors que les dirigeants ont été assez clairs et directs avec la délégation sur les attentes légitimes du peuple congolais : la cessation immédiate des hostilités, le cantonnement des troupes rebelles et rwandaises, la libération des zones occupées et rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ces localités jadis sous occupation rebelles, la délégation du Conseil de sécurité a fait sourde d’oreille. Au finish, elle impose un dialogue politique avec les rebelles du M23.

« Il est important de penser à l’approche dialogue politique pour mettre fin à la crise sécuritaire au Nord-Kivu avec la rébellion du M23 », a proposé la délégation de Nicolas Rivière. C’est gros pavé dans la mare ! Kinshasa acceptera tout, sauf engager des pourparlers avec les terroristes du M23 soutenus militairement par le Rwanda ; surtout que le Parlement avait déjà voté une décision faisant interdiction d’intégrer, d’enrôler ou de brasser des troupes rebelles dans l’armée nationale.

Cette recommandation du Conseil de sécurité des Nations unies, s’inscrit en porte-à-faux, à la surprise générale, avec le vœu du gouvernement congolais exprimé par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi celui de traquer totalement le M23 jusqu’à leur retrait total. Ce qui était le vœu de la Monusco qui, par la bouche de Mme Bintou Keita, représentant spéciale du secrétaire général des Nations unies et cheffe de la Monusco, de traquer les rebelles du M23 jusqu’à leur cantonnement.

L’ambassadeur français, Nicolas de Rivière, représentant de 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies qui faisait partie de cette délégation, a déclaré

: « La Mission de l’Organisation des nations pour la stabilisation du Congo (Monusco) n’est pas une opération de guerre. Elle n’a pas mandat d’attaquer les groupes armés, mais plutôt protéger les civils. D’où un accent sur le volet humanitaire. Attaquer les groupes armés, c’est la responsabilité première des Forces Armées de la République démocratique du Congo (ARDC). Il est important de privilégier le dialogue politique pour une sortie de crise ».

NETIC-NEWS